Aujourd’hui, les pays industrialisés font face à un contexte énergétique sans précédent. Bouleversements technologiques se conjuguent avec impératifs environnementaux, restructurations des marchés et sécurité des installations productrices d’électricité.
Des besoins accrus en fiabilité mettent en évidence des faiblesses plus importantes du système actuel, caractérisées non seulement par ses grandes centrales mais aussi par leur éloignement des centres de consommation. D’une part, ces caractéristiques dénotent une vulnérabilité aux dérèglements climatiques (lignes de transport) et d’autre part, au terrorisme physique (attaque de centrales nucléaires) ou économique (attaque de lignes de transport ou sabotage virtuel de l’opération de centrales électriques).
Par conséquent, la vulnérabilité des réseaux de plus en plus complexes constitue maintenant une préoccupation majeure. Cette complexité s’illustre par l’interaction entre différentes technologies et ayant pour but de garantir le fonctionnement normal du système. Aussi, il n’est donc pas étonnant que la probabilité d’occurrence de black-out importants ait tendance à devenir élevée comme le confirment les divers incidents survenus en 2003 aux États-Unis et en Italie.
Ces incidents ont démontré qu’aucun système électrique ne pouvait être considéré comme étant protégé contre les risques liés à des événements climatiques d’ampleur exceptionnelle ou contre ceux inhérents aux réseaux transnationaux interconnectés, ni même aux interventions humaines de sabotage.
L’énergie électrique est maintenant au coeur des économies compte tenu de leur interdépendance avec les réseaux complexes de télécommunications et de systèmes de gestion informatisés.